CORONAVIRUS

Le télétravail n’est pas sans danger ​

Après des semaines de confinement, d’isolement, de distanciation sociale et d’utilisation intensive des ordinateurs, des outils de visioconférence, des smartphones, l’épuisement est tapi dans l’ombre. 

Dans nos échanges naturels, les gestes jouent un rôle fondamental. Le langage de notre corps participe activement à notre façon de communiquer. Or, sans que nous en soyons conscients, cette dimension s’efface avec les outils numériques. 

Il est par exemple, avec une caméra, un écran, impossible de regarder son (ou ses) interlocuteur(s) en face. Les expressions du visage sont difficilement identifiables, surtout quand la multiplication des interlocuteurs dans un même écran réduit la taille de son visage à celle d’un timbre-poste. 

Autre facteur perturbant : se voir à l’écran pendant la discussion avec les autres contraint son esprit à se demander quelle posture adopter. Ou se concentrer sur ses propres expressions, perturbe le naturel des échanges. 

Un autre aspect, souligné par des chercheurs en psychologie, lié à la période extraordinaire du confinement : les mêmes outils sont utilisés dans le même endroit (chez-soi) pour des usages aussi divers que le travail, l’enseignement et les loisirs. Alors que dans la vraie vie, l’esprit humain a besoin de compartimenter ces différents rôles sociaux. 

Ajouter à cela une surcouche générale de fatigue induite par le confinement : le manque d’exercice physique, le sommeil perturbé, les enfants, les tâches quotidiennes etc. et vous comprendrez mieux pourquoi l’expérience est si consommatrice d’énergie… 

Le retour à son poste de travail ne sera pas sans conséquences sur la santé.  

CSE, n’attendez pas. Parlez-en dès maintenant avec vos employeurs. Mieux vaut prévenir que guérir. 

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David LARBRE

David LARBRE

Expert CSE CELIADE