Durées maximales de travail, que dit la loi ?

En France, la durée légale de travail est fixée à 35 heures par semaine ou 1607 heures par an. 

Pour autant, dans les faits, de nombreux salariés effectuent des heures supplémentaires. 

Selon l’INSEE « en 2023, la durée habituelle hebdomadaire du travail des salariés à temps complet est de 38,9 heures »

Selon la DARES « en 2024, dans le secteur privé (hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales, hors contrats d'intérim), parmi les salariés à temps complet dont le temps de travail est décompté en heures, 54 % effectuent au moins une heure supplémentaire dans l’année. Parmi ceux qui en réalisent, le nombre moyen d’heures supplémentaires atteint 103 heures par salarié. 7 ouvriers sur 10 réalisent au moins une heure supplémentaire en 2024 ».

Le travail excessif est un facteur de risque qui doit être pris en compte par les employeurs, mais aussi par les représentants du personnel dans le cadre de leur mission de prévention des risques professionnels. 

Les représentants du personnel ont notamment pour mission de s’assurer que les durées maximales de travail sont respectées, pour cela, il est important de les connaitre.

Le Code du travail fixe deux limites : une limite quotidienne et une limite hebdomadaire. 

La durée quotidienne maximale de travail

L’article L.3121-18 du Code du travail précise que la durée quotidienne de travail effectif par salarié ne peut excéder dix heures, sauf :

  • dérogation accordée par l'inspecteur du travail 

  • urgence liée à un surcroît temporaire d'activité

  • si un accord collectif le prévoit, en cas d'activité accrue ou pour des motifs liés à l'organisation de l'entreprise. Dans ce cas, la durée maximale quotidienne de travail est limitée à 12 heures

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La durée hebdomadaire maximale de travail

La durée de travail effectif hebdomadaire est de :

Par dérogation, en cas de circonstances exceptionnelles, il est possible d’augmenter la durée maximale hebdomadaire jusqu’à 60 heures. Pour cela, il faut une autorisation de l’inspection du travail et l’avis du CSE (L.3121-21 du Code du travail).

Bon à savoir : Le comité social et économique donne son avis sur les demandes d'autorisation formulées à ce titre. Cet avis est transmis à l'agent de contrôle de l'inspection du travail (L.3121-21 du Code du travail).

Par dérogation, il est possible de dépasser la durée moyenne de 44 heures dans la limite de 46 heures sur une période de 12 semaines consécutives. Pour cela, il faut :

**

On se rend compte que le Code du travail laisse une grande place à la négociation collective. En effet, il est possible par accord collectif de déroger aux durées maximales légales. Il est donc important lors des négociations sur le temps de travail d’être vigilant et de garder en tête qu’une durée du travail excessif n’est pas sans risques.

Une durée du travail raisonnable est essentielle pour de multiples raisons :

  • protéger la santé physique et mentale des salariés

  • assurer un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle

  • garantir la sécurité au travail

  • assurer un travail de qualité

La durée du travail est un sujet central pour les salariés. Les représentants du personnel doivent s’en saisir.

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30 sept. 2026

Congé supplémentaire de naissance

Afin de mieux accompagner les parents à l’arrivée d’un enfant et de favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, la législation française a instauré un congé supplémentaire de naissance venant compléter les dispositifs existants que sont le congé de maternité, le congé de paternité et d’accueil de l’enfant ainsi que le congé parental d’éducation.

23 sept. 2026

Fraude aux IJSS : l'employeur peut désormais suspendre le maintien de salaire légal

Fraude avérée aux indemnités journalières, information transmise par la Sécurité sociale : l'employeur peut désormais suspendre le versement du complément de salaire légal. La loi anti-fraude du 25 juin 2026 met fin à une anomalie qui obligeait l'employeur à continuer de payer alors même que l'Assurance maladie avait déjà suspendu ses propres versements. En tant qu'élu CSE, comprendre les contours exacts de cette mesure — ce qu'elle permet, ce qu'elle ne permet pas, et les droits qui restent garantis par la convention collective — est indispensable pour accompagner les salariés concernés.

16 sept. 2026

Loi anti-fraude : le renforcement des sanctions en matière de santé et sécurité au travail à travers le DUERP et le C2P

DUERP absent ou incomplet : jusqu'à 8 000 € d'amende par salarié concerné en cas de récidive. Déclarations C2P inexactes ou volontairement minorées : des pénalités renforcées et dissuasives. La loi anti-fraude du 25 juin 2026 durcit significativement les sanctions applicables aux employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail. En tant qu'élu CSE, vous avez précisément les prérogatives pour vérifier l'existence, la mise à jour et la cohérence du DUERP et pour alerter quand les déclarations d'exposition ne reflètent pas la réalité du terrain.

11 sept. 2026

Décret du 13 août 2026 : focus sur certaines procédures de dérogation à la durée du travail

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09 sept. 2026

CPF : fraude, contrôles, sanctions… ce qui change avec la loi du 25 juin 2026

Identité d'emprunt pour détecter les fraudes, majorations pouvant atteindre 50 %, refus de financement en cas d'absence aux examens, interdiction de financer deux fois la même certification... La loi du 25 juin 2026 durcit considérablement les règles encadrant le Compte Personnel de Formation. En tant qu'élu CSE, vous êtes en première ligne pour informer les salariés de ces nouvelles contraintes et éviter que leurs droits ne soient perdus ou amputés.

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