Le PST 2026-2030 est ainsi un outil intéressant pour les élus qui souhaitent orienter leurs propositions en SSCT en fonction des nouveaux enjeux.
- Que contient le Plan Santé au Travail 2026-2030 ?
- Quels intérêts le PST 2026-2030 a-t-il pour les élus ?
Dans cet article, nous vous expliquerons les nouvelles priorités du PST 2026-2030 et ce qui change pour votre CSE.
Quelles nouveautés pour le PST 2026-2030 ?

Le PST 2026-2030 n’impose rien de nouveau. En effet, c’est un document d’orientation nationale et non pas un texte de loi. Il s'appuie sur le bilan du précédent plan (le PST 4, 2021-2025) et fusionne avec le plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels, jusqu'ici distinct. Cependant, il permet de connaître la manière dont les politiques de prévention des risques évolueront dans les années à venir. Ainsi, il permet aux élus du CSE d’anticiper les sujets SSCT sur lesquels ils vont devoir être vigilants.
Pour ce PST 2026-2030, cinq grands axes ressortent :
- Les accidents de travail graves et mortels.
- La santé mentale et les risques psychosociaux.
- Les risques émergents comme le climat et les conduites addictives.
- La santé des femmes au travail.
- L’absentéisme
Les accidents de travail graves et mortels
Cet axe cible particulièrement les publics les plus exposés aux accidents graves tels que les intérimaires et les nouveaux salariés. En effet, ils sont en général moins familiarisés avec les risques du poste ou de l’environnement de travail.
Ainsi, le PST insiste essentiellement sur le renforcement de la formation initiale et continue à la santé au travail.
Pour les élus, il est donc possible d’agir en menant une enquête sur l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants et intérimaires.
La santé mentale et les risques psychosociaux (RPS)
Comme depuis plusieurs années, la santé mentale reste un sujet de prévention majeur. En effet, les facteurs de risque tels que les charges excessives de travail, les réorganisations, le harcèlement et les conflits continuent d’impacter la vie professionnelle de nombreux salariés.
Dans le PST 2026-2030, il est rappelé que la prévention ne se limite pas à accompagner les salariés une fois qu'ils vont mal. Mais il s’agit plutôt de s’intéresser à ce qui, dans l'organisation du travail elle-même, peut fragiliser les équipes.
C’est ce rôle que les élus CSE bien formés à la SSCT vont pouvoir jouer. En effet, ils peuvent ainsi repérer les signaux avant qu’ils ne se traduisent par leurs conséquences négatives telles que des vagues d’arrêts maladie ou de départs.
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Le changement climatique
C’est la plus grande nouveauté du plan : la prise en compte du changement climatique dans les risques professionnels. En effet, les épisodes de chaleur ne devenant plus exceptionnels, ils sont désormais un sujet récurrent pour beaucoup d’entreprises, que ce soit pour le travail en extérieur, en entrepôt, ou même dans des bureaux mal isolés.
Pour les élus CSE, cela peut se traduire par des questions très concrètes à poser à l'employeur :
- Les horaires sont-ils adaptés lors des pics de chaleur ?
- L'accès à l'eau est-il garanti ?
- Certains postes ou certaines tâches sont-ils limités lorsque les conditions l'exigent ?
La recommandation du PST 2026-2030 à ce sujet est claire. Il vaut mieux anticiper ces situations en cours d’année que d'attendre qu'elles deviennent un problème récurrent chaque été.
La santé des femmes au travail
Un autre point mis en avant concerne l’évaluation des risques professionnels en fonction de la diversité des situations de travail et notamment de celle des femmes. En effet, une partie des données et des études sur les risques professionnels s’est appuyée sur des informations qui ne reflétaient pas l’ensemble des métiers et des parcours. Ainsi, on retrouve peu d’évaluations prenant en compte le sexe, l’adaptation des équipements de protection individuelle à leur morphologie et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail.
Pour les élus, cela peut permettre de mener une réflexion en réunion sur la manière dont les risques ont été évalués dans l’entreprise ou, si cela est un projet à venir, sur la façon dont l’entreprise peut prendre en compte la diversité des postes, situations et genres.
L’absentéisme
Le plan prévoit aussi d'agir sur l'absentéisme, mais dans une logique de prévention plutôt que de simple constat après coup. L'objectif est en effet de repérer plus tôt ce qui précède souvent des arrêts à répétition (charge de travail, conditions dégradées, difficultés individuelles…) pour intervenir avant que ce problème ne se généralise.
Pour un CSE, cela peut vouloir dire suivre les chiffres d'absentéisme de plus près, et surtout les croiser avec ce qui se passe réellement sur le terrain.
Qu’est-ce que le PST 2026-2030 change pour les élus du CSE ?

Le PST 2026-2030 ne modifie pas forcément la politique de prévention de l’entreprise. Cependant, il permet de donner des repères utiles pour son orientation. Ainsi, les sujets SSCT des accidents graves, des RPS, de la chaleur et de la diversité des expositions vont sans doute être les problématiques abordées lors de futurs échanges avec l’employeur. Il pourra, de fait, être utile d’y être particulièrement attentifs lors des remontées terrain ou de la prochaine mise à jour du Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP).
En résumé, dans leurs actions liées à la SSCT, les élus vont pouvoir être attentifs à :
- Confronter les 4 grands axes principaux du PST2026-2030 à la réalité du terrain de l’entreprise. Avec par exemple comme question principale : Parmi ces axes, lesquels correspondent le plus aux difficultés déjà identifiées dans votre entreprise ?
- S’appuyer sur des données concrètes avec l’utilisation d’indicateurs (accidents du travail, absentéisme…) et des remontées de terrain.
- Vérifier que le DUERP est bien à jour concernant ces évolutions.
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Ca m'intéresse !Comment les élus peuvent-ils se préparer aux nouveaux enjeux SSCT des prochaines années ?
Ces sujets sont exactement ceux qu’aborde la formation SSCT obligatoire, mais aussi les formations complémentaires (RPS, QVT, harcèlement…). En effet, ce sont elles qui donnent aux élus les clés pour mener une véritable analyse des risques, participer efficacement à une enquête après accident, ou faire le lien entre une remontée de terrain et une mise à jour du DUERP.
C’est pourquoi chez Céliade, nous vous proposons une offre de formations conçue pour coller aux besoins réels des CSE. Formation SSCT obligatoire, ou montée en compétences plus large sur la santé, la sécurité et les conditions de travail, avec nos formations complémentaires, vous trouverez un programme adapté à votre situation. Ainsi, avec une offre complète et des formateurs expérimentés qui connaissent le terrain des CSE, vous avancez avec les bons repères pour agir efficacement.
| Sources |
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Plan Santé au travail 2026-2030. Article L4121-3 du Code du travail. |
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